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Sauvons notre Alma Mater
Sauvons notre Alma Mater


Le 12 mai 2022, un nouveau décanat a investi les fonctions de doyen, vice-doyen de médecine et vice-doyenne de pharmacie à la tête de la Faculté de Médecine et de Pharmacie – École de Biologie Médicale et d’Optométrie (FMP-EBMO). C’était le début d’une nouvelle ère pour la faculté, un nouveau départ et l’espoir d’une nette amélioration.
Quatre ans plus tard, le même processus reprend avec de nouveaux candidats, ainsi que de nouvelles attentes de la part des étudiants, des professeurs et des membres du personnel.
On se demandait alors si les élections auraient lieu cette année.Une question tout à fait légitime, compte tenu des moments difficiles que la faculté traverse en ce moment. En dépit de cela, le processus est lancé dans le but de doter la faculté de dirigeants légitimes. Une Commission Électorale (CE-FMP) est chargée de préparer et de réaliser les élections pour pérenniser cette tradition et honorer cette obligation envers notre alma mater.
Dans ce processus, quel sera le rôle des étudiants, et plus précisément des étudiantes ? Les hommes ont toujours occupé le devant de la scène politique de la faculté ; n’est-ce pas le moment idéal pour la communauté féminine de faire entendre sa voix ? La voix de chaque étudiant et étudiante compte, car l’avenir de la faculté reste notre plus grand souci. À quoi serviraient tous nos sacrifices si la faculté venait à s’effondrer ?
Par timidité ou peut-être par manque de confiance, peu de femmes s’introduisent dans la sphère politique de la faculté. Ce constat se vérifie même au niveau des comités des différentes promotions, où les leaders sont majoritairement des hommes, avec très peu ou pas du tout de femmes. Les femmes ont-elles peur de ne pas être à la hauteur ? Ou les hommes privatisent-ils toutes les places ?
On est bien conscient qu’on a toujours tendance à questionner le parcours des femmes quand elles veulent être représentées au niveau de la scène politique. Les intimidations et le doute ne doivent pas être une barrière pour elles.
Les femmes doivent s’imposer, prendre des décisions et faire entendre leur voix, et ceci même au plus bas niveau. Chaque étudiante doit être consciente de son implication dans l’avenir de la faculté. Il ne s’agit pas de passer quatre à cinq ans à la faculté, récupérer son diplôme et partir avec l’idée qu’on ne lui doit rien, mais plutôt de s’impliquer pour un vrai changement.
S’il y a une amélioration, elle sera bénéfique à toute la communauté, y compris aux étudiantes, même celles qui ne parlent pas.
C’est le moment idéal pour notre communauté de réfléchir à son avenir et aux conditions dans lesquelles elle étudie. Un choix s’impose : entre les différents candidats, la communauté doit pouvoir choisir celui ou celle qui saura nous défendre et apporter un changement qui ne peut plus attendre.
Cecile Isadora Zetrenne, Responsable des publications