La FMP-EBMO face à son nouveau processus électoral

La publication du calendrier électoral, ce 1er juin 2026, par la commission électorale marque le début du processus électoral, dont le premier tour est prévu le 14 juillet.

Au-delà d’un processus presque ordinaire pour la Faculté, qui rythme son fonctionnement depuis l’été 1991, date des premières élections, cette échéance revêt cette année une importance particulière, voire existentielle.

Qui dirigera la Faculté au cours des quatre prochaines années ? Quelles orientations stratégiques et quelles priorités porteront la future équipe dirigeante ? Sera-t-elle en mesure de répondre aux crises profondes qui fragilisent aujourd’hui l’institution et menacent sa pérennité ? Comment éviter la reproduction des erreurs qui ont contribué à l’impasse actuelle ?

Autant de questions fondamentales qui appellent des réponses claires, réfléchies et responsables. Plus que jamais, elles exigent prudence, discernement et recul afin de permettre à la communauté facultaire de faire des choix éclairés pour l’avenir de notre Alma Mater.

Les problèmes auxquels la Faculté est confrontée aujourd’hui sont avant tout structurels : c’est la structure même de l’institution qui est menacée. Les événements du 29 février 2024 ont profondément ébranlé une faculté déjà fragilisée par de nombreuses difficultés. Son local, ainsi que son principal lieu de stage pour ses étudiants, ont été perdus. Tout est désormais à reconstruire.

Quand cette reconstruction aura-t-elle lieu ? Par qui sera-t-elle menée ?

La période de transition ouverte après le 29 février 2024 dure, et les efforts consentis par l’administration actuelle n’auront pas suffi à engager la Faculté sur une nouvelle voie ni à lui permettre de se projeter vers de nouveaux horizons. Plus que jamais, l’institution a besoin d’une vision claire, d’un leadership fort et d’un projet ambitieux capable de répondre aux défis de son époque et d’assurer sa relance durable.

Peut-être en raison de l’urgence du moment, fait heureux ou malheureux, la communauté devra, pour l’une des rares si ce n’est pas inédite, choisir entre trois profils distincts pour prendre la tête de l’institution et répondre aux grands enjeux actuels. Celui qui sera élu aura la lourde responsabilité de remettre la Faculté sur les rails. Un pari risqué, certes, mais qui mérite d’être tenté.

Qu’il s’agisse de l’actuel doyen, Bernard Pierre, de l’ancien directeur du troisième cycle, Dr Elysée Louissaint, ou du professeur Jean Hénold Buteau, chacun incarne une vision, une expérience pour certains et une approche particulières. Il appartiendra désormais à la communauté facultaire, dans toute sa diversité, de faire un choix à la hauteur des enjeux.

Car au-delà des personnes et des sensibilités, c’est l’avenir même d’un héritage institutionnel construit au fil de plusieurs décennies qui est en jeu. Plus qu’une élection, il s’agit d’un moment de vérité pour une institution appelée à se réinventer afin de préserver sa mission, son excellence et sa place dans la formation médicale des générations futures.

Lafortune Andy Dave, Secrétaire général des étudiants

mrvivaldio
mrvivaldio
Articles: 3

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *